« En Belgique, la justice a décidé d'enquêter sur la mort douce administrée à Jeanne, 88 ans. Son fils, opposé dès le début à sa demande, témoigne. Le téléphone a sonné vers 19 heures, dans la maison de ville en briques claires d'Anderlecht, dans la banlieue de Bruxelles (Belgique).

D'abord, Marcel De Ceuleneer est resté planté là, incrédule. « Une infirmière vient de trouver votre mère morte dans son lit », disait la voix au bout du fil. Puis il a ramassé les clefs de sa voiture d'un geste automatique. Direction la maison de retraite. Le trajet, parcouru des dizaines de fois, prend quelques minutes à peine. En entrant dans la petite chambre décorée de napperons au crochet, Marcel a tout de suite remarqué la lettre, posée en évidence sur la table de chevet.

Rédigée sur papier à en-tête d'un cabinet médical installé dans une ville flamande, elle porte la date du jour, le 5 janvier 2008. Dans un français hésitant, le docteur écrit : « Comme vous savez, votre mère voudrait mourir en dignité par l'euthanasie sans déranger quelqu'un. Comme vous souhaitiez, la date de l'euthanasie serait inconnue pour vous. [...] Je vous présente mes condoléances. » Contre l'évidence, Marcel s'était persuadé que le médecin allait temporiser.

Dire à la vieille dame, 88 ans et toute sa tête, que sa demande était fondée, mais que le moment n'était pas encore venu. La loi sur l'euthanasie, en vigueur dans ce pays depuis 2002, concerne en effet les patients atteints d'une « affection grave et incurable ». Ce n'était pas le cas de Jeanne. Mais, avec l'âge, elle se déplaçait de plus en plus difficilement et ne pouvait plus se laver seule. Cette femme lucide ne voulait pas devenir dépendante, comme plusieurs de ses voisines. « Madame Untel a fait une chute, soulignait-elle à son fils, lors de ses visites du jeudi. Maintenant, la voilà clouée au lit avec des escarres et, pour uriner, elle doit sonner. »

Ni lui ni le médecin de famille n'avait pu faire changer d'avis cette octogénaire au caractère bien trempé, l'aînée d'une famille modeste, entrée à l'usine dès 14 ans. Et Jeanne avait fini par s'adresser à un généraliste connu pour ses positions en faveur d'un accès plus large à la mort douce.

Fallait-il satisfaire sa demande ? Oui, pour la Commission fédérale belge de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie. Les 16 membres de cet organe indépendant, chargé de vérifier a posteriori la conformité de tous les actes pratiqués, n'ont pas retoqué ce dossier. A ce jour, plus de 2 000 déclarations sont passées entre leurs mains, et aucune n'a fait l'objet d'un signalement au procureur.

Dans le cas de Jeanne, pourtant, la justice s'est saisie elle-même de l'affaire. Le médecin venu constater le décès, jugeant les circonstances suspectes, a alerté la police. A l'initiative du parquet, et pour la première fois dans l'histoire de cette loi récente, un juge d'instruction a été désigné. A lui de décider s'il faut engager ou non des poursuites contre le médecin sollicité par Jeanne. Trois mois se sont écoulés depuis le décès de la vieille dame. Marcel nous reçoit dans la maison bien ordonnée, sans photo ni souvenir, où il habite avec sa femme et leur fille de 32 ans, institutrice dans le quartier. Collier de barbe et pantalon de velours côtelé, le retraité de 60 ans semble n'avoir pas quitté ses habits de permanent syndical d'Electrabel (l'équivalent belge d'Edf). Solidement charpenté, Marcel a bâti son existence sur des certitudes, comme la non-existence de Dieu et le bien-fondé de l'euthanasie pour les malades en phase terminale. Mais, face au choix radical de sa mère, les sentiments bousculent la raison. En homme d'âge mûr, il comprend sa hantise de la déchéance. « Les années à venir n'étaient pas nécessairement les plus belles », admet-il. Pour autant, le fils unique, toujours resté présent au côté de cette femme deux fois veuve, n'admet pas son départ anticipé. Trop pudique pour confesser son propre chagrin, Marcel évoque celui de sa fille. « Vanessa espérait que sa grand-mère lui avait laissé une lettre d'adieu, raconte-t-il. Elle a fouillé toute la chambre, sans rien trouver. » Le 5 janvier, l'aïeule est partie fâchée avec les siens. Parce que programmée, l'euthanasie offre, en théorie, le temps nécessaire aux adieux. Encore faut-il réussir à nouer un dialogue improbable... Rien de tel entre Marcel et sa mère. Les derniers mois, le fils écourtait ses visites. Il lui apportait son filet d'oranges, son programme télé et ses médicaments, comme d'habitude. « Mais je me sauvais au bout d'une demi-heure, lâche-t-il. J'en avais marre de discuter avec elle de son assassinat. » Que sait-on vraiment des tourments de Jeanne ? La journaliste de l'hebdomadaire belge Le Vif, qui l'avait rencontrée en décembre dernier, évoque une femme « pimpante, qui ne faisait pas son âge mais ne quittait plus sa chambre, sauf pour les repas ». Jeanne portait une prothèse au genou, à cause de l'arthrose, ainsi qu'un pacemaker, pour insuffisance cardiaque. A la suite d'une réaction d'intolérance, elle avait renoncé aux patchs antidouleur à base de morphine. « J'ai mal tout le temps, au point que cela m'empêche de dormir », affirmait-elle au Vif. Déterminée, la candidate à l'euthanasie ne pouvait ignorer que l'une des conditions pour en bénéficier était de « faire état d'une souffrance physique ou psychique insupportable et inapaisable ». Au regard de la loi, Jeanne remplissait l'ensemble des critères... à un détail près. Parmi les maladies de la vieille dame, aucune ne pouvait être considérée comme « grave et incurable ».

Mais la Commission fédérale de contrôle estime recevables les cas où se combinent plusieurs affections de moindre gravité. « Nous avons déjà accepté d'autres dossiers où plusieurs pathologies simultanées cumulaient leurs effets jusqu'à provoquer des souffrances insupportables », affirme Me Jacqueline Herremans, membre de la Commission. Les délibérations de cette instance restent cependant confidentielles. En se penchant sur l'histoire de Jeanne, la justice porte finalement le débat sur la place publique. » 24 avril 2008 (L’Express)

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Los Angeles, Apr 15, 2008 / 04:47 am (CNA).- The same newly-developed technique that ethically produces stem cells for research can also be used to lower the technical barriers to human cloning, the Independent is reporting.

With the new technique, cloning procedures are now so simple and efficient that some fear maverick researchers will soon attempt to clone humans.

Last year, researchers announced that they had genetically reprogrammed adult skin cells to return the cells to an embryonic-like state.  The reprogrammed cells, called induced pluripotent stem cells (iPS cells), are believed to have great potential for health treatments.  The technique by which iPS cells are created is thought to sidestep ethical and practical issues surrounding human embryonic stem cell research, in which human embryos are created and destroyed.

Scientists have now used the same iPS cell creation procedure to create baby mice from the skin cells of adult animals.  Adult mouse skin cells, reprogrammed to become iPS cells, were inserted into early embryos produced by in-vitro fertilization (IVF).  Some of the offspring were partial clones, known as chimeras, sharing the genetic material of both the original embryo and the inserted iPS cells.  Other offspring were full clones, like Dolly the Sheep, completely matching the genetic make-up of the donor cell.

Some fear the technique will be used by IVF doctors to help infertile couples who want to have their own biological children.

“It's unethical and unsafe, but someone may be doing it today," said Robert Lanza, chief scientific officer of American biotechnology company Advanced Cell Technology, a pioneering company in stem cell and stem cell reprogramming research.

“Cloning isn't here now, but with this new technique we have the technology that can actually produce a child. If this was applied to humans it would be enormously important and troublesome.”

Though the technology for such cloning does not yet exist, Lanza said, “with this breakthrough we now have a working technology whereby anyone, young or old, fertile or infertile, straight or gay can pass on their genes to a child by using just a few skin cells."

The experiments on mice have demonstrated the possibility of taking an adult human skin cell, reprogramming it to induce an embryonic-like state, and then inserting the cell into a human embryo.  The resulting embryo would then be either a full clone of the adult or a chimera sharing its original genetic makeup and that of the adult cell’s donor.

Chimeras do occur naturally when two embryos fuse together early in life.  Dr. Lanza said there was no reason to believe a human chimera created by the technique would be unhealthy.

The research on mice proved that fully cloned offspring can be produced with the technique.  Researchers used a defective “tetraploid” mouse embryo with four sets of chromosomes instead of the normal two.  The embryo only developed into the placenta of the fetus.  The embryo was injected with an adult animal’s reprogrammed skin cell, developing from a single cell to become a full clone of the adult.

Dr. Lanza said the technique could easily produce cloned or chimeric babies.

“At this point there are no laws or regulations for this kind of thing and the bizarre thing is that the Catholic Church and other traditional stem-cell opponents think this technology is great when in reality it could in the end become one of their biggest nightmares," Lanza said. "It is quite possible that the real legacy of this whole new programming technology is that it will be introducing the era of designer babies.

"So for instance if we had a few skin cells from Albert Einstein, or anyone else in the world, you could have a child that is say 10 per cent or 70 per cent Albert Einstein by just injecting a few of their cells into an embryo," he said, according to the Independent.

No scientists working on iPS cells plan to use them for reproductive medicine.  They aim to produce stem cells for treatments of conditions like Parkinson’s, Alzheimer’s, and stroke.

www.catholicnewsagency.com

 

Voici quelques semaines, nous sollicitions votre avis à propos de la version belge du « Guide du Respect » éditée par le groupe « Ni putes ni soumises ». (circulaire n° 2102 du 14/11/2007).

Plusieurs d’entre vous nous ont partagé leur opinion à ce sujet, et nous ont confirmé dans l’analyse que nous en faisions pour ce qui est du chapitre sur la sexualité chez les jeunes.

 

Voici donc le résumé (à compléter encore) de quelques remarques qui nous semblent importantes,. Nos réflexions nous amènent à la conclusion qu’il est dangereux de mettre cet outil tel quel entre les mains des jeunes, et que le texte devrait en être fortement remanié si on ne veut pas que sa lecture soit suivie de plus d’effets pervers que de bénéfices pour les adolescents.

 

Ce résumé peut être consulté sur le site www.ryl.be, qui attend toutes vos réactions à ce sujet.

 

Le « Guide du Respect » : quelle vision de la sexualité ?

 

Nous ne saurions assez dire combien l’idée de mettre en avant la notion de RESPECT nous semble a-priori  un projet urgent et remarquable, et combien nous aimerions soutenir toute initiative en ce sens ! C’est donc avec enthousiasme que nous nous sommes plongés dans ce petit « Guide du respect » édité par le groupe « Ni putes ni soumises ».

 

Néanmoins, en ce qui concerne le chapitre concernant l’amour chez les jeunes, et après consultation de nombreux experts en ce domaine, qui ont tous confirmé notre avis, nous aimerions émettre une série de remarques sur ce texte.

 

1)      On y parle principalement de sexe, de désir, d’envie, de plaisir, de bien-être.

« Une seule règle : être à l’écoute de vos désirs et de vos envies dans le respect de l’autre ».

L’encouragement à suivre ses désirs y est omniprésente, sans encourager à les cana-

liser ou les passer au crible de la raison, sans évoquer le danger quand ils deviennent incontrôlables, mais en parlant surtout d’essayer de les satisfaire. On oublie  à quel point un être humain est composé, non seulement d’un cœur et d’un corps pleins de désirs et d’envies, mais aussi d’un esprit qui le distingue fondamentalement de l’animal et lui permet d’analyser le bien-fondé de ces pulsions. Dans cette plaquette, les notions d’approche de l’autre, de tendresse, de délicatesse ou d’amour sont malheureusement fort peu abordés.

 

L’unique respect de l’autre, c’est son consentement ! Est-ce suffisant ?

Attention donc que la logique prônée ne conduise pas à l’opposé du respect en encourageant un esclavage de la personne à ses pulsions !

 

On y affirme que « la sexualité est source d’amour » ; or, elle n’en est absolument pas la source, mais bien une des expressions.

 

2)   Le style est assez normatif ou revendicateur : « Il faut, tu dois, tu as le droit…. »

Cela ne contitue-t-il pas un encouragement dangereux aux revendications pas toujours raisonnables de l’adolescence ?      

 

« Ma virginité concerne-t-elle ma famille ? » « Tu as le droit de disposer librement de ton corps ». Cette façon d’exprimer les choses nous semble dangereuse, et ne peut qu’accentuer la tendance naturelle des adolescents à la révolte et à la contestation. Bien sûr, il est normal qu’à leur âge, ils aspirent à avoir un « jardin secret », mais n’y  a-t-il pas moyen de l’évoquer dans des termes plus sobres?

Parfois même, on bascule dans l’inexactitude et le manque de nuances : «L’avortement est un droit ». Or l’avortement n’est pas un droit en soi ; il est dépénalisé .

 

3)      Au sujet des premières relations sexuelles, on parle tout de suite de moyenne, en situant cette moyenne à 16 ans. D’où vient ce chiffre ? De très nombreuses études récentes parlent plutôt de 17.

Les exemples donnés d’une jeune-fille de 13 ans, ravie de son expérience précoce, ou d’autres qui  « l’ont fait » avec quelqu’un pour qui elles n’éprouvaient aucun sentiment, nous semblent dangereux à mettre en vitrine devant de jeunes adolescents . Ceux-ci risquent de les employer comme justificatifs de leurs comportements, sans se rendre compte des nombreux dangers à avoir des relations trop jeunes, ou, une fois encore, à déconnecter leur corps de leur cœur et de leur esprit.

« Je voulais le faire sans être amoureuse » p.9

« Je n’avais aucune attache et pourtant je l’ai fait. » p.11

4)      On évoque le « cunni », la sodomie, la fellation, en insistant sur leur aspect positif ou courant, au risque de la banalisation ou de l’incitation. Pourtant, notre propre expérience, confirmée par plusieurs personnes  ayant une longue pratique de terrain constate les réticences naturelles de la plupart des jeunes pour ces pratiques , même si leur curiosité naturelle les pousse à poser beaucoup de questions sur ce que leur dévoile largement la pornographie. Heureusement que le texte signale qu’on a le droit de refuser !

5)      Dans les conseils d’emploi de la contraception, ô combien importante à utiliser dans les comportements à risque, il n’est nulle part fait mention des échecs de cette contraception. Les jeunes se croient, une fois de plus, protégés à 100%  et pensent pouvoir multiplier impunément les expériences.

6)      Il est utile et bon de rappeler la loi dans ce domaine ! Cependant, le message n’est pas toujours très clair, surtout en ce qui concerne les 16/18 ans. Comment juxtaposer dans leur esprit l’insistance sur « chacun dispose librement de son corps » (p15) et le rappel de l’article 372 alinéa 1 du code pénal.

 

 

En résumé, s’il nous semble primordial de promouvoir la notion de respect chez les jeunes, nous aimerions que, dans le domaine de l’éducation affective et de l’amour, le message soit plus complet et plus nuancé, en le retravaillant avec des experts de ce domaine particulier, pour éviter que ce discours lui-même ne constitue paradoxalement un……non-respect de la jeunesse!

 

Sous la loi anglaise actuelle, on peut avorter les bébés jusqu’à 24 semaines de gestation, mais s’il y a des « anomalies » (déformations etc.), on peut les tuer jusqu’au jour avant la naissance. Le très honorable ( ?) « Royal College of Obstetricians and Gynaecologists » a émis la « recommandation » que les bébés de plus de 22 semaines qui survivent la procédure de l’avortement, soient tués, juste avant la délivrance, par une injection de « potassium chlorite » pour être sûr d’arrêter le cœur. Un professeur à la clinique universitaire de St Georges à Londres, Dr. Trevor Stammers, a avoué à ce sujet : « En dépit de tout effort de neutralité émotionnelle, le cœur humain ne fonctionne pas de cette façon quand vous avez un bébé devant vous dont les collègues de l’étage au-dessus essayeraient de sauver la vie ! » Ce rapport fut publié le 4 février 2008.

Epinglé dans le rapport de la Commission d’Evaluation.

Déclarations d’euthanasie année 2005 : 371.

Mode d’emploi d’une euthanasie et produit employés : voir page 24 du rapport

« Le présent rapport confirme les données publiées dans le rapport précédent. Dans la très grande majorité des cas (89%), le décès a été obtenu en induisant d’abord une inconscience profonde par anesthésie générale, le plus souvent par injection I.V. de thiopental (Pentothal) ou similaires, et, sauf dans le cas où le décès survenait spontanément en quelques minutes1, en injectant ensuite en I.V. un paralysant neuromusculaire (Pavulon, Norcuron, Tracrium, Nimbex, etc) provoquant un décès par arrêt respiratoire. La mention d’un décès calme et rapide en quelques minutes, obtenu par cette technique, est fréquemment rapportée par le médecin dans la déclaration. Dans quelques cas, le médecin a ajouté une injection de chlorure de potassium Dans 4 cas, le décès a été obtenu, après induction de l’inconscience, par une injection de chlorure de potassium provoquant un arrêt cardiaque.

La morphine, seule ou en association avec des sédatifs n’a été utilisée que rarement (4 cas, soit moins de 1% des euthanasies), ce qui est en accord avec les données de la littérature qui déconseillent l’utilisation de la morphine comme euthanasique en raison de son action inconstante, sa longue durée d’action, ses effets secondaires. Comme l’administration de fortes doses de morphine, susceptibles d’accélérer le décès, est un procédé très fréquent en extrême fi n de vie, on peut supposer que cette manière d’agir, lorsqu’elle a été utilisée, a été considérée par le médecin comme un traitement des symptômes et non comme une euthanasie ; elle n’a donc généralement pas donné lieu à déclaration.

La brochure d’information rédigée par la commission et reproduite en annexe précise cette question. L’induction de l’inconscience par administration d’un barbiturique par la bouche a été utilisée pour 10 euthanasies (1% des euthanasies). Dans 8 de ces cas, le décès s’est produit rapidement sans autre intervention. Dans 2 cas, un paralysant neuromusculaire a été injecté après la perte de conscience. La qualifi cation de « suicide médicalement assisté » est adéquate lorsque le décès s’est produit rapidement après l’ingestion du barbiturique et qu’il n’y a donc pas eu d’injection consécutive d’un paralysant neuromusculaire.

 

Cette question a fait l’objet d’une mise au point dans le rapport précédent qui est reprise dans le document destiné au corps médical joint en annexe (point 7). Cette mise au point est en accord avec la position du Conseil national de l’Ordre des médecins

1 Cette éventualité est fréquemment mentionnée lorsque l’inconscience a été obtenue par injection de thiopental

2 Avis du 22/03/2003 relatif aux soins palliatifs, à l’euthanasie et à d’autres décisions médicales concernant la fi n de vie : Bulletin vol. XI, juin 2003. »

 

La Commission note aussi  les remarques ajoutées par certains médecins

« Comme signalé dans le rapport précédent, on relève dans plusieurs déclarations la mention d’une mort calme en quelques minutes, d’une atmosphère sereine avec accompagnement par des proches pendant l’acte ainsi que de remerciements adressés au médecin, tant par le patient dans ses derniers instants que par les proches. »

 

Il est sans doute plus que jamais nécessaire de rappeler que la vie humaine est sacrée, que, sous aucun prétexte, on ne saurait y mettre un terme ou aider un malade à y mettre un terme volontairement. «Tu ne tueras pas » est tenu pour un absolu de l’héritage judéo-chrétien. Sous le serment d’Hippocrate, les futurs médecins disent à peu près la même chose.

Mais si c'était là le seul argument des adversaires de l'euthanasie, comment se cacher les objections auxquelles il se heurte : toute l’histoire de l’Occident n’a-t-elle pas consisté, quoiqu’on dise, à organiser des exceptions à ce principe qui en principe n’en souffre pas ? La légitime défense, le droit de la guerre qui en procède, la peine de mort, incontestée pendant des siècles, sont de ces exceptions. Sans doute les condamnés à mort n'étaient-ils pas innocents, mais ils n'étaient pas non plus volontaires !

C'est pourquoi il convient de compléter cet argument par d'autres : même si le droit a toujours admis des exceptions au précepte « Tu ne tueras pas », au moins faut-il que ces exceptions soient bornées par une limite claire. Il est douteux que la légalisation de l’euthanasie permette de marquer une telle limite, même si elle prenait la forme hautement ambiguë d'une « exception d'euthanasie » aujourd'hui envisagée par le législateur. Si le droit d’accélérer la fin de moribonds qui le demandent (ou paraissent le demander) était admis, comment éviter les abus dans une société où les progrès de la médecine aidant, le nombre de grands vieillards en état de dépendance ne cesse de s’accroître ?

Il n’est pas toujours facile de savoir ce que veulent ces personnes (dont beaucoup sont privées de la capacité juridique par la mise sous tutelle) mais la tentation est de les tenir pour encombrantes. Comment dès lors éviter que, une fois l’habitude prise d’abréger leurs jours à leur demande, on n’en arrive vite à le faire avec un semblant de consentement ou pas de consentement du tout ? Surtout si notre société s’appauvrissait au point de ne plus supporter le poids des dépenses sociales les plus lourdes. C’est ce qui arriva en Union soviétique à la fin du communisme où le taux de mortalité s’éleva très vite au milieu de la dégradation générale des systèmes de santé. L’expérience de pays comme les Pays-Bas qui ont légalisé l’euthanasie n’est pas pour nous rassurer sur le risque de telles dérives. Le cas Humbert non plus si l’on en croit le kinésithérapeute de ce malheureux selon lequel il ne voulait en réalité pas mourir. Les militants de l’euthanasie qui ont voulu en faire un cas emblématique sont bien mal tombés.

Si la ligne rouge venait ainsi à être fréquemment transgressée, on n’ose imaginer ce que serait l’état d’esprit des malades hospitalisés, toujours aux aguets de crainte d’être « euthanasiés ». Comme le communisme, qui avait voulu apporter « le pain, la paix, la liberté », entraîna au contraire la famine, la militarisation et l’esclavage, le souci peu éclairé d’adoucir les derniers jours des grands malades plongerait au contraire ceux-ci dans une angoisse dramatique. Cette inversion des résultats est le destin, désormais bien connu, de tous les partis-pris idéologiques.

Lutter contre la mort est au cœur de la condition humaine

Mais nous pensons qu’il faut prendre aussi la question sous un autre angle. Même si la fin de vie se traduit par de grandes souffrances, toute la noblesse de la condition humaine historique n’est-elle pas dans ce combat sans espoir contre la mort ? Cela est vrai au niveau de l’espèce laquelle a traversé dans des conditions de précarité incroyable des centaines de milliers d’année, luttant avec acharnement contre la menace de l’extinction. S’il est vrai que le commandement « Choisis la vie » (Dt 31,19) par lequel se termine le Pentateuque est, aux dires de Pierre Chaunu, le plus important de la Bible, il faut croire qu’il fut ardemment mis en œuvre tout au long de l’histoire humaine pour que celle-ci malgré les multiples menaces qui pesaient sur les hommes se prolonge jusqu’à nous.

Le confort exceptionnel dont jouissent nos contemporains (au moins la majorité d’entre eux dans les pays développés), bien qu’il ne soit que le fruit de ces luttes multiséculaires, amortit la perception que la vie est une lutte acharnée contre la mort, que celle-ci prenne le visage de la guerre, de la famine, de la maladie. À ces menaces de toujours, il faut sans doute ajouter celle du désespoir, de la perte de sens individuelle ou collective.

Il s’agit d’une une lutte sans espoir. Car à la fin, au moins en ce bas monde, c’est la mort qui gagne. Comme dit Heidegger, l’homme est dès le départ un « être pour la mort ». Même sains de corps et d’esprit, nous sommes tous des morts en sursis, au même titre que ceux qui sont frappés d’une maladie mortelle à évolution lente. Cela n’a jamais été une raison pour ne pas combattre.

Le combat contre la mort porte sa part de souffrances : le travail, l’accouchement — qui n’est pas la seule blessure de l’amour, la lutte contre la maladie, parfois la guerre. Pourquoi ce combat ne se prolongerait-il pas dans un ultime affrontement contre la mort ? L’agonie, étymologiquement, ne signifie-t-elle pas le combat ? Combattre jusqu’au bout, n’est-ce pas en définitive cela, « mourir dans la dignité » ?

Vouloir faire l’économie de cet ultime combat (nous ne remettons évidemment pas en cause la légitimité et la nécessité des soins palliatifs), n’est ce pas risquer de briser le ressort par lequel notre espèce a traversé les siècles, en tous les cas mettre la mettre dans un engrenage allant à contresens ?

Cette perte de ressort n’est-ce pas ce dont souffrirent des civilisations déclinantes, comme l’Empire romain ou d’autres où, au moins dans les hautes classes, le recours au suicide se banalisa ? Heureusement pour l’espèce, d’autres civilisations prirent le relais.

On dira que cette vision héroïque de l’existence humaine ne saurait s’appliquer à tous, et aussi qu’il existe des souffrances si grandes que, devant elles, de tels propos ne tiennent pas. Notre société a certes beaucoup fait pour limiter les souffrances. Elle supporte d’autant moins celles qui restent. La compassion pour ceux qui souffrent encore, notamment certains grands malades, est plus forte que dans les sociétés plus aguerries d’autrefois.

Nous ne supportons pas davantage la souffrance des animaux à l’égard desquels la pratique de l’euthanasie est généralisée. Or l’imprégnation floue de certaines philosophies orientales, la mode du végétarisme et certaines considérations scientifiques plus ou moins légitimes ont brouillé les repères qui séparaient en Occident l’humanité de l’animalité.

Cette compassion « animale » que nous éprouvons envers nos frères inférieurs peut-elle être étendue à des moribonds qui demanderaient qu’on abrège leurs souffrances ? Non, l’homme n’est pas un chat ou un chien. Plus important que la compassion, il y a le respect, non point seulement le respect de la vie mais le respect de cette éminente dignité qui est le propre de l’homme, le droit pour chacun, même les petits et les sans grade, de mener jusqu’au bout le combat qui fait la grandeur de leur destinée. Éventuellement contre lui-même, contre les demandes que le désespoir ou des souffrances trop aiguës pourraient le conduire à formuler.

Si la morale chrétienne — la morale tout court — n’étaient que ce que disait Nietzsche, une pitié animale, une compassion primaire, une sorte de sensiblerie, rien ne devrait s’opposer à l’euthanasie. Mais la morale est justement plus que cela : la reconnaissance de l’éminente noblesse de tout homme — de toute femme — quelle que soit sa condition. Ce n’est pas seulement la vie qui doit être respectée, c’est la personne vivante.

Le risque de l’acharnement thérapeutique

Reste à trancher la question de l’euthanasie dite passive, ou plutôt de l’acharnement thérapeutique. Bien que la distinction entre euthanasie active (donner la mort par un acte positif) et passive (laisser advenir la mort par la cessation de certains soins devenus déraisonnables) soit à peu près claire, les partisans de l’euthanasie active cherchent à mêler les deux problèmes.

Les progrès de la médecine, s’ils ont permis le développement des soins palliatifs qui, dans la plupart des cas, permettent d’atténuer les souffrances des grands malades, ont aussi donné les moyens de prolonger la vie par des soins sophistiqués et lourds, lors même qu’il n’y a plus d’espoir de guérison ou de retour à la conscience. Cela pose un problème nouveau. Le zèle médical aidant, la tentation de ce qu’il est convenu d’appeler l’« acharnement thérapeutique » est grande. N’est-ce pas d’ailleurs le même esprit technicien qui inspire l’euthanasie active et l’acharnement thérapeutique ? L’homme moderne, fort de sa technique, veut être maître absolu de la vie et de la mort.

Indépendamment de son coût qui ne saurait entrer en considération, l’acharnement thérapeutique est aujourd’hui un vrai problème de société. Nous connaissons des personnes qui se sont suicidées non point par crainte de la maladie et de la mort, mais de l’acharnement thérapeutique. Un brave homme de nos provinces nous dit une fois : « Heureusement, l’ambulance est arrivée trop tard : ma mère a pu mourir dans sa maison. » Cet homme, n’en doutons pas, aimait beaucoup sa mère. La maison dont il parlait, ses ancêtres y avaient vécu et y étaient morts, de génération en génération, depuis trois siècles. À une époque où, en France, 80 % des gens meurent à l’hôpital, généralement dans les services dits de réanimation, ne faudrait-il pas reconnaître aux grands vieillards le droit de mourir chez eux, quitte à les y mieux soigner ? En Italie, pays de développement comparable, 80 % des décès ont lieu au contraire au domicile. Le matin de sa mort, le pape Jean Paul II refusa une ultime hospitalisation pour rendre son dernier soupir au Vatican: n’y a-t-il pas là un exemple à méditer ?

Cela ne veut pas dire que les soins intensifs soient illégitimes. D’autant que, ainsi que le rappelle le beau film de Pedro Almodovar Parle avec elle (2002), le destin du comateux le plus lourd peut encore s’inscrire dans une socialité. En outre, des retours à la conscience quasi-miraculeux ont été observés.

Mais si la césure entre euthanasie active et passive est à peu près claire, il faut bien admettre que la frontière entre soins intensifs légitimes et acharnement thérapeutique ne l’est pas toujours. Nous entrons là dans le domaine prudentiel. Les moralistes comme les médecins qui voudraient trouver une règle parfaitement logique auront du mal: en toutes choses, la logique conduit aux excès. La vertu de prudence est, en la matière, plus que jamais nécessaire.

C'est le grand mérite de la loi Léonetti d'avoir refusé l'euthanasie tout permettant de mettre un frein à l'acharnement thérapeutique. Les bonnes lois sont rares. Quand il en existe, la sagesse est de n'y pas toucher. Roland Hureaux dans www.libertepolitique.fr

 

 

(…) Une liberté devenue folle

Quarante ans de « révolution sexuelle », de « culture de la transgression », de licence et de « permissivité », de démission coupable de la part des responsables sociaux et politiques et parfois religieux, des campagnes de presse habilement orchestrées, ont mis à mal ces conditions heureuses de l’union conjugale. Au nom d’une liberté devenue folle, on a qualifié de « tabou » toute règle pouvant informer et guider le comportement humain.

 

Citons pour mémoire, les multiples attaques contre la famille, un féminisme radical et exacerbé, les attaques contre la vie naissante et finissante. Nous recueillons aujourd’hui les fruits pourris de cette déliquescence des mœurs et de ces législations injustes :

  • Le nombre des mariages qui étaient de 450.000 en 1970 est tombé à peine à 240.000. Et il y a un divorce sur trois en moyenne, un sur deux en région francilienne. La principale raison de la crise du logement en France…c’est le divorce : chaque année, il faut trouver environ 100.000 logements supplémentaires, suite à la rupture des couples !
  • En 2006, 76.000 PaCS ont été conclus entre personnes dont le sexe n’est pas précisé. Rappelons que ce « contrat », à durée indéterminée, peut être dénoncé unilatéralement par un des « partenaires ».
  • La généralisation des unions de fait : cohabitation, concubinage, union « libre »…quelque soit le nom qu’on lui donne, ces unions précaires sont instables et soumises à tous les aléas des changements d’humeur et de crises dans le couple, avec toutes les conséquences graves pour les enfants.
  • Le sort malheureux des enfants nés dans ce contexte de couples à durée aléatoire ou victimes du divorce de leurs parents : il est prouvé aujourd’hui que les « enfants du divorce » sont plus souvent en échec scolaire et souffrent de véritables dépressions à l’adolescence. Par ailleurs, 51 % des enfants qui naissent aujourd’hui en France naissent hors mariage : enfants ballottés d’une famille « décomposée » à une famille « recomposée » ou élevés par un parent seul. Il y a en France, deux millions de familles « monoparentales », dont 90 % à charge d’une femme seule, avec un ou deux enfants. Avec des revenus de l’ordre de 1.000 euros par mois, c’est-à-dire au « seuil de pauvreté », bon courage !
  • La démission des hommes et des « pères », père-copain ou père-absent : cinq ans après un divorce, 50 % des enfants n’ont plus de rapport avec leur père géniteur. D’honnêtes (!) « pères de famille » passent des heures à regarder des films pornographiques sur l’Internet et exigent de leur femme de se livrer à des pratiques sexuelles déviantes et humiliantes.
  • Les attaques contre la vie naissante : 220.000 avortements par an avec les conséquences graves sur les femmes, car l’avortement fait deux victimes : l’enfant et sa mère. En trente années de pratique de la loi banalisant l’avortement, ce sont 4 à 5 millions de mères qui vivent le traumatisme de ce geste mortifère. En 2006, un million de boîtes de Norlevo (pilule du lendemain) ont été vendues en France…cela en dit long sur le niveau moral des Français ! La menace d’une loi qui autoriserait l’euthanasie des personnes en fin de vie est sans cesse remise à l’ordre du jour (est-ce qu’on leur a demandé leur avis à elles ?).
  • Une soi-disant « information sexuelle », de type « vétérinaire », diffusée obligatoirement dans les collèges et lycées par des cours et des brochures officielles qui sont une incitation à « faire des expériences » de toutes les manières possibles. Résultat : 89 % des jeunes filles de 15-20 ans utilisent une contraception, ce qui n’a empêché pas 11.000 adolescentes d’avorter en 2007 (45 % d’entre elles auront un cancer du sein à 40 ans…).
  • Le développement des violences en tous genres, mais surtout à connotation sexuelle : un femme sur dix avoue être battue par son mari ou son « compagnon ». Le nombre des enfants violentés par leurs parents ne cesse d’augmenter, ainsi que les cas de pédophilie et d’inceste. À Paris, en 2005, le nombre des agressions sexuelles (ayant fait l’objet d’une plainte…) a augmenté de 37 %. À titre d’exemple, en 2006, le tribunal de grande instance de Bobigny (93) a traité 10.500 plaintes pour agressions diverses : tentative de viol, harcèlement, etc.
  • Les violences en milieu scolaire atteignent une soixantaine de cas graves chaque mois, avec dépôt de plainte pour injures et coups portés à des enseignants.
  • L’explosion de la pandémie du Sida : en 2006, 6.300 nouveaux cas de personnes infectées ont été recensés. Mais on continue à faire croire que le préservatif est fiable à 100 % ce qui est faux à l’évidence : le Quotidien du Médecin du 28 mars 2008, parlant du préservatif, avoue que « son efficacité est bien moins importante que les méthodes hormonales ». On en conclut que le préservatif est peu efficace pour arrêter un spermatozoïde… mais on continue à affirmer qu’il est efficace à 100 % pour arrêter le virus du Sida (qui est 400 fois plus petit qu’un spermatozoïde !).
  • La télévision et le haut-débit sur l’Internet qui ont développé dans des proportions incalculables le voyeurisme pornographique : à 14 ans, 61 % des garçons ont vu au moins un film pornographique dans l’année. Et 62 % des 14-18 ans, 80 % de garçons et 45 % des filles, ont regardé des images pornos durant les douze derniers mois. De très jeunes filles ont fait des tentatives de suicide après avoir regardé pour la première fois un film porno : « Le porno, c’est la théorie, le viol, c’est la pratique. »

Et l’on pourrait, hélas, continuer longtemps sur ce registre afin de dénoncer la souffrance des enfants innocents, l’égoïsme et l’inconscience des adultes pour lesquels l’hédonisme est devenue une religion, la démission des élites et parfois des clercs qui ont renoncé à dénoncer ces désordres.

« Ne soyez pas dans l’illusion : Dieu ne se laisse pas narguer. Car ce que l’homme sème, il le récolte. Celui qui sème dans la chair récoltera du péché la corruption ; celui qui sème dans l’Esprit récoltera ce que produit l’Esprit : la vie éternelle » (Galates 6, 7-8). L’Écriture dit aussi : « Le sort de l’homme est de mourir une seule fois, et après vient le Jugement » (Hébreux 9, 27).

*Jean-Régis Fropo est prêtre du diocèse de Fréjus-Toulon, il vient de publier avec le Dr Florence Allard Le Traumatisme post-avortement (Salvator, 2007).  Sources des chiffres cités : AFP, INED, Inserm.

Contraception : film sur Youtube

http://www.youtube.com/watch?v=v56Z1DIMI58

L’Italie est culturellement et politiquement en train de basculer dans le camp provie. L’idée d’un « moratoire sur l’avortement » lancé par Giulano Ferrara, directeur du quotidien Il Foglio et ancien porte-parole de Silvio Berlusconi fait son chemin. C’est le résultat d’un patient travail en faveur de la culture de vie dont la région de Lombardie est le chef de file. Un article de Libération du 8 avril s’en plaint, avec force détails. Mais les faits sont là : les Italiens veulent de moins en moins de l’avortement.

La loi 194 sur l’IVG date comme en France de la fin des années 70. Elle a été votée en 1978 et s’intitule « Loi pour la tutelle de la maternité et pour l’interruption volontaire de grossesse ». Elle permet l’avortement dans les 90 jours après les dernières règles et au-delà, pour raisons thérapeutiques et menaces graves pour la vie de la santé physique ou mentale de la mère. La stratégie des mouvements pro-vie italiens n’est plus de culpabiliser les femmes, ni de vouloir abolir la loi, mais de l’appliquer dans son intégralité, avec tout ce quelle prévoit ou permet pour venir en aide aux femmes qui voudraient avorter. L’avortement a ainsi diminué de 40 % en vingt-cinq ans.

En Lombardie en particulier, sous l’impulsion de Roberto Formigoni (photo), président de la région et laïc consacré de Communion et Libération, il n’existe plus un seul patron d’hôpital public favorable à l’avortement. Plus de 70 % des médecins sont devenus « objecteurs de conscience » et refusent de pratiquer des avortements. L’IVG continue bien entendu d’être pratiquée (130.000 par an), mais elle est encadrée par tout un dispositif destiné à fournir une information et des solutions alternatives aux femmes qui sont acculés à la demander.

Dans l’immense majorité des cas, l’avortement est en effet envisagée dans une situation de grande détresse, et dans le flou le plus complet sur la réalité de l’acte. En Lombardie, pour obtenir un certificat d’IVG, il faut préalablement une échographie afin que les femmes puissent voir l’embryon qu’elle porte. Comme le remarque Paola Bonzi, qui anime un centre d’aide pour la vie : « On parle d’embryon ou de fœtus, ou même de produit de la conception mais il faut redonner de la chair à ces mots et dire qu’il s’agit bel et bien d’un enfant. » Puis un délai de réflexion de sept jours est requis. Depuis l’an dernier, un décret impose de donner au foetus avorté une sépulture donc un nom.

Des lieux d’accueil ont été créés. Le centre Mangiagalli, par exemple, subventionné par la région, a reçu 1400 femmes l’an dernier et propose des solutions aux femmes qui choisissent de garder leur enfant : le centre donne de 160 à 300 € à celles qu’il prend en charge, ainsi qu’une assistance durant un an après la naissance. Résultat, 90 % de ces femmes décident de poursuivre la grossesse jusqu’à terme.

Sur le plan politique, les partis et les élus sont très partagés. Paolo Sorbi, ex-militant communiste, devenu, à la suite d’une conversion, président milanais du Mouvement pour la vie, l’explique : « Nous brouillons les lignes, nous gênons une gauche embourgeoisée en rappelant haut et fort que le corps, y compris celui des embryons, n’est pas une marchandise et qu’au-delà de la réalité de la lutte des classes, il y aussi le droit à la vie. » Deux raisons expliquent cette évolution : le soutien de l’Église institutionnelle et la mobilisation des catholiques qui sont désormais en Italie pratiquement les seuls bénévoles à s’engager sur le terrain dans les quartiers difficiles pour aider les immigrés, ou pour monter des dispensaires ou les femmes en détresse sont accueillies et soutenues.

http://www.libertepolitique.com/public/services/dossiers-35-%95-Le-FIL-de-la-semaine-Les-archives.html

 

New Booklet Outlines Frightening Facts about Contraception

HESPERIA, CA, April 29, 2008 (LifeSiteNews.com) - Without a single reference to a Church document or a passage of Scripture, a new booklet from author Victor Claveau demonstrates that popular contraceptives, considered hallmarks of our modern culture and signs of civilized man's technological conquest of nature, kill at least 6 million US children a year, subject women to a host of harmful side effects, subvert the meaning of sex and family life, and have played a key role in a black genocide.

Claveau's 28-page "'Birth Control and Abortifacients' begins with a detailed analysis of the various standard methods of contraception, noting their abortifacient action and harmful side effects on women.

Claveau pays particular attention to the popular birth control pills that have been widely accepted, even by professedly "pro-life" women, as a means to reduce the sort of unwanted pregnancies that often end in abortion.

Birth control pills artificially flood a woman's body with high levels of hormones in order to produce three main effects on her body:

First, the hormones can suppress ovulation, thus preventing the formation of eggs.

Second, the hormones can thicken the cervical mucus, thus preventing sperm from reaching the egg.

Third, the hormones can alter the uterine lining, thus preventing the fertilized egg from implanting in the uterus that provides the newly formed zygote with the oxygen and nutrients he needs to live.

Early birth control pills contained high levels of progestin and estrogen hormones and were able to suppress ovulation more than 90% of the time, thus preventing the union of a sperm and egg after practically every act of sexual intercourse. 

Multiple reports of harmful side effects from the high dose pill, however, forced the product off of the market in the United States and Canada, while pills containing lower doses of the same hormones took their place.

Because the low-dose pill is less effective at preventing ovulation, more eggs are produced that will eventually fuse with sperm. 

"As an egg is microscopic, it can be difficult to tell in any given case whether an egg really has been released.  But Dutch gynecologist Dr. Nine Van der Vange made an extensive study of women using these pills.  She found proof that an egg had been released in 4% of the cases, and found follicle growth typical of what one finds in early pregnancy in at least 52% of cases," writes Claveau.

Another type of birth control pill, called the mini-pill, contains less hormones than the low-dose pill and allows for even more instances of conception.

"Dr. Ronald Chez, a scientist at the National Institutes of Health (NIH), publicly stated that the new "mini" Pills of today, with their lower estrogen dose, allow ovulation up to 50% of the time!" writes Claveau.

As a result of their inconsistency in suppressing ovulation, routinely distributed birth control pills can act as abortifacients by allowing for the conception of zygotes who will die due to their inability to implant in the altered uterine lining.

"Most people have no idea of the abortifacient nature of the birth control pill," Claveau told LifeSiteNews.com.

Claveau cites a study from the Pharmacists for Life that estimates that various popular contraceptive methods kill 6.5-11.5 million unborn children annually in the United States.

"The crux of the matter is that it has been said that birth control pills usually act by contraception, that any abortions that result should be accepted as an unfortunate accident.  This is a little like saying that it's alright to fire a gun randomly in the dark, as you usually won't hit anybody, and in the few cases when you do, it should be accepted as an unfortunate accident."

Aside from potentially killing their newly conceived child, the birth control pill can also wreak havoc on the user's own body.

"According to the director of Planned Parenthood of England the birth control pill causes 150 different chemical changes in a woman's body.  Not one of these is beneficial."

"Other side effects of birth control pills are the development of high blood pressure, blood clots, stroke, heart attack, depression, weight gain, migraine, dark spots on the skin and difficulty with breastfeeding."

While the condom lacks the abortifacient capacitates found in various birth control pills, shots, and intrauterine devices, they can often fail to protect users from increasingly pervasive sexually transmitted diseases.

"One reason condoms fail in preventing the transfer of AIDS is that latex condoms have tiny intrinsic holes called 'voids.'  Sperm is larger than the holes, but the AIDS virus is 50 times smaller than these tiny holes which makes it easy for the virus to pass through," explains Claveau.

"To give you an idea of how easy it would be for the virus to pass through these holes, just imagine a ping pong ball going through a basketball hoop."

Cleaveau presents Natural Family Planning (NFP) as a safe, effective, and morally upright alternative to contraceptives.

In contrast to the "calendar rhythm method", NFP is "based on direct observations of various signs that occur in a woman's body (changes in the cervix, cervical mucus, and temperature) which tell her when ovulation occurs." These relatively easy-to-make observations can be done in minutes and have successfully been taught to illiterate couples in third world countries.

Unlike contraception, NFP respects the dual purposes of sexual intercourse: to share love and produce new life, says Claveau.  Furthermore, Claveau debunks the myth that NFP is merely "Catholic contraception."

"Here's the difference between artificial birth control and NFP.  In the first case, one does something (takes a pill, uses a condom, etc.) to deliberately 'close' the life-giving power of sexual intercourse.

"In NFP, however, no such step is taken. The spouses do not act against their fertility. They do not reject the link between the two meanings of sex (love and life).  They simply follow the natural patterns of the body's fertility and infertility - patterns placed there by God Himself."

As the author explains, NFP is rooted in virtue, not merely physiology.  The practicing couple learns self-control, communication, cooperation, and how to express their love in non-physical ways at times in order to resist the temptation to reduce their spouse to an object of selfish pleasure.

"Since the spouses can ignore worries about contraceptive failure or side-effects of the pill," they can actually more freely and fully enjoy the pleasures of the marital act.

Claveau adds that couples should only practice NFP for serious reasons, such as health or financial problems, lest they become guilty of "family avoidance," rather than "family planning."

 

To purchase the Claveau's booklet (Catholic or non-Catholic editions):

http://www.evangelizationstation.com/Birth%20Contro_Regular%20Edition.htm


Learn more about the author:

http://www.evangelizationstation.com/htm_html/victorclaveau.htm

To obtain written material about Natural Family Planning and/or Natural Child Spacing contact:

The Couple-to-Couple League - P.O. Box 111184  Cincinnati, OH 45211

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