Plus de contraceptifs pour moins d’avortements ? Pourquoi mentir aux femmes ?

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Il y a 40 ans, les femmes obtenaient officiellement le droit de recourir à la contraception. Le journal La Tribune fait le bilan de cette loi, dite loi Neuwirth.

Rappelons que l'objectif initial de la loi était de permettre aux femmes de maîtriser leur fécondité. Force est de constater aujourd'hui que la loi n'a pas atteint son but. En effet, malgré la diffusion des méthodes contraceptives, on recense aujourd'hui 200 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) par an. On estime à 33% le nombre de grossesses non désirées, dont 60% donnent lieu à une IVG. Notons que deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes qui utilisent une méthode contraceptive.

La pilule est la méthode contraceptive la plus utilisée. Six femmes sur dix de 18 à 44 ans, ayant recours à une contraception, la choisissent. Les autres moyens sont le dispositif transdermique (patch), l'anneau vaginal, les dispositifs intra-utérins comme le stérilet (abortif), les préservatifs et les spermicides.

Depuis quelques années, l'accès à la contraception d'urgence a été facilité. Elle est maintenant délivrée en pharmacie avec ou sans ordonnance, de manière anonyme et gratuite. Les infirmières scolaires peuvent également la délivrer dans les collèges ou les lycées. Enfin, les médecins peuvent prescrire ces contraceptifs aux mineures sans le consentement des parents.  © genethique.org

 Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. La Tribune 07/04/08

Publié dans Contraception

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