Espagne : terre d’ovocytes

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L’Espagne est championne du don d’ovocytes. Surtout si on la compare à la France, dont la législation frileuse freine les dons. Le pays est devenu une destination que les femmes infertiles recommandent de forum Internet en forum Internet. Chaque année, selon les estimations, entre 500 et 1 000 Françaises partiraient pour bénéficier d’un don d’ovules de l’autre côté des Pyrénées. En France, les donneuses, qui subissent un traitement lourd et des prélèvements à date fixe, doivent obligatoirement être déjà mères.

Leur don est impérativement anonyme et gratuit. Autant dire qu’avec ces normes très contraignantes, les donneuses ne se bousculent pas. Et les délais d’attente s’allongent. L’Espagne est bien plus souple et décomplexée. Elle a su élargir «les indications médicales et [répondre] aux demandes sociales, qui ont pour corollaire la création de nouvelles parentalités», explique ainsi un gynécologue de la clinique Eugin, à Barcelone.
L’Espagne rétribue ses donneuses et celles-ci n’ont pas l’obligation d’avoir enfanté. Ce sont souvent des étudiantes qui arrondissent leurs fins de mois. Elles sont plus jeunes que les donneuses françaises, donc plus fertiles. En 2004, on comptait moins de 300 transferts d’embryons pratiqués en France, le double à la clinique Eugin. Libération 20080305

Publié dans Procréation médicale

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