Autriche : un chimpanzé aurait-il la dignité d’un être humain ?

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« Un procès historique va se dérouler dans la capitale autrichienne, au terme duquel les juges devront décider si Hiasl, un chimpanzé de 26 ans menacé de devoir rejoindre un laboratoire d’expériences, peut être considéré comme un être humain, condition nécessaire et suffisante pour lui permettre d’être mis sous tutelle et « sauvé ».

Non, ce n’est pas un poisson d’avril mais l’un des aboutissements les plus spectaculaires, pour l’heure, d’une campagne de défense des droits des animaux qui refuse toute distinction nette entre la nature animale et la nature humaine, cette dernière étant réputée être une fiction imposée par les différentes religions par « spécisme » (le racisme qui met l’espèce humaine au-dessus des autres).

Hiasl est en quelque sorte un clandestin malgré lui, illégalement importé en 1982 à l’âge d’un an pour servir à la recherche sur le sida et l’hépatite. Découvert à la douane, il avait été expédié vers un refuge qui vient de faire faillite, d’où la menace qui plane sur sa tête et la mobilisation pour en faire un demandeur d’asile comme un autre…

Défileront à la barre pour expliquer qu’il sait non seulement se reconnaître dans une glace, mais qu’il joue à cache-cache et que certains primates ont été vus chassant à l’aide de lances (22 cas répertoriés, dont 21 échecs), des personnalités comme Jane Goodall et l’expert en chimpanzés de University College de Londres Volker Sommer… Ils mettront en avant la proximité (97%) des ADN de l’humain et du chimpanzé. L’évolutionniste frénétique Sommer assure qu’il n’y a aucun critère net de distinction entre les humains et les singes humanoïdes : « Ni biologique, ni mental, ni social. »

Ainsi la fiction philosophique désopilante de Clément Rosset, Lettre sur les chimpanzés, est-elle rattrapée par la réalité…

Il ne semble pas que Hiasl soit appelé à témoigner à son procès. On se demande bien pourquoi.

Mais en attendant, soulignons que l’une des figures phares du mouvement de défense des droits des animaux, Peter Singer – primé par Microsoft, IBM et autres militants du progrès –, l’inventeur du spécisme, réclame aussi le droit pour les parents d’éliminer leurs nouveau-nés défectueux à la naissance. Je ne vous demanderai pas de chercher l’erreur : il s’agit au contraire d’une position parfaitement cohérente. CPDH 200704

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