UK : de plus en plus de médecins refusent de pratiquer l’avortement

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L’édition du 18 avril de l’Agence “Zenit” a dédié un article à la situation de l’avortement en Grande-Bretagne, soulignant qu’un nombre croissant de médecins au Royaume-Uni refusent de pratiquer l’avortement pour des raisons éthiques. Un rapport du Royal College of Obstetricians and Gynecologists a  étudié en effet le nombre des avortements actuellement effectués dans les cliniques privées, en lieu et place des structures publiques, du fait du refus du personnel de ces dernières. 

 

La part des avortements pratiqués dans les cliniques privées, qui, voici dix ans, était de 20 % du total, est désormais proche de 40%. Selon le quotidien “Independent” du 16 avril, le nombre d’avortements en Angleterre et au pays de Galles serait de 190 000 par an. Au vu du moindre nombre de médecins disposés à pratiquer l’avortement, ses partisans eux-mêmes affirment que, d’ici à cinq ans, il pourrait y avoir plus de demandes que de médecins décidés à les satisfaire. 

A cause du nombre décroissant de médecins des structures publiques disposés à effectuer ce type d’interventions, les hôpitaux doivent renvoyer les personnes qui désirent avorter aux cliniques privées. Au Royaume-Uni, l’avortement est légal pendant toute la durée de la grossesse dès lors que le médecin croit que l’enfant à une grave malformation ou si la vie de la mère est en danger. Sur la base de la santé mentale de la mère, l’avortement peut être effectué jusqu’à la 24e semaine. Le Service sanitaire national qui, en Grande-Bretagne, finance quatre avortements sur cinq, se trouve actuellement en difficulté pour faire cadrer les comptes. Julia Millington, de la ProLife Alliance de Londres, a affirmé que les nouvelles relatives à la baisse du nombre d’avortements dans les structures publiques est certainement bienvenu. Dans une déclaration à la presse, elle a ajouté : « Nous nous apercevons que ce sont surtout les jeunes médecins qui ne veulent pas opérer dans ce secteur. Ceux qui choisissent de faire Médecine le font probablement parce qu’ils veulent soigner les maladies et non pas mettre fin à la vie d’êtres humains innocents ». 

 

Toujours en matière d’avortement, indique encore “Zenit”, un hôpital catholique de Londres supprimera l’accueil de personnes voulant pratiquer l’avortement, la fourniture de contraceptifs et la fertilisation in vitro dans le cadre d’une campagne destinée à rétablir son identité catholique. Le Cardinal Cormac Murphy- O’Connor, Archevêque de Westminster, a en effet demandé que le code éthique de l’hôpital Saint John et Ste Elizabeth soit revu après avoir appris que les médecins fournissaient la pilule du lendemain et acceptaient des femmes qui voulaient avorter. Le nouveau code devrait être approuvé par le conseil de l’hôpital le mois prochain. (CE 166/02 du 31/05/07) Correspondance Européenne 

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Publié dans Avortement - Europe

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