Lavortement vole à chacun son avenir! disent les cardinaux anglais.
Les cardinaux anglais constatent dans une lettre publiée lundi dernier, à l’occasion du 40e anniversaire du décret de 1967 sur l’avortement, que « l’avortement a pris des proportions telles qu’il est devenu une source d’angoisse pour tous les habitants, indépendamment de leur croyance ou de leurs convictions politiques. »
Ils déplorent l’usage du slogan « le droit de choisir » car au contraire, une femme qui subit un avortement, le fait « car elle n’a pas le choix ». De plus, l’avortment nie le rôle du père dans la vie de l’enfant :
« [Ce slogan] semble ignorer le fait que la majorité des hommes veulent être pères de leurs enfants, écrivent-ils. Si nous acceptons le slogan “le droit de choisir des femmes” comme un principe décisif d’un choix aussi profond entre la vie et la mort, au lieu d’encourager les hommes à accepter leur responsabilité, cela risque d’encourager un refus ou une fuite de leur part.
C’est la raison pour laquelle nous pensons que l’avortement n’est pas seulement un choix personnel. Il concerne les choix que notre société décide de faire pour soutenir les femmes, leurs partenaires et les familles dans ces situations. Si notre société choisit la vie, il n’y a alors aucune raison pour laquelle l’enfant, la mère et le père, et même la famille et la société tout entière ne puissent pas grandir en fonction de leur potentiel. L’avortement vole à chacun son avenir. Sur le plan individuel et en tant que société, nous sommes convaincus que nous avons un autre choix : celui de donner naissance à la vie. »
Les cardinaux proposent en conséquence un plan en sept étapes, dont la première serait de « respecter et soutenir la décision de membres du personnel de la santé qui refusent de pratiquer des avortements ou d’assister un médecin qui le fait, pour des raisons de conscience ». Pour eux « l’heure est venue de prendre un autre chemin ».