UK: utiliser un ovocyte animal à la place d'ovocytes humains et y ajouter du sperme humain : cela donne des embryons ayant moins de 1% d'ADN d'origine animale. Une solution préconisée par les chercheu

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Autorisé en Grande-Bretagne, mais interdit en France, le clonage d'embryons à des fins de recherche et non de procréation se heurte, selon les experts, à la difficulté d'obtenir suffisamment d'ovocytes humains pour les créer, compte tenu des risques d'un tel don pour les femmes. Pour palier ce manque, des chercheurs de l'université de King's College à Londres avaient annoncé début 2006 leur intention de cloner des embryons à partir d'ovules de lapines, dans lesquels seraient transférés l'ADN du noyau d'une cellule humaine, comme l'avait déjà réalisé une équipe chinoise en 2003. 

 

La loi sur les embryons et les tissus humains votée le 17 mai en Grande-Bretagne permet ce type de transfert nucléaire (transfert de noyau) pour créer des embryons à détruire au plus tard au bout de 14 jours. 

 

Ils ne doivent en aucun cas être implantés dans l'utérus d'une femme. Le transfert nucléaire, nom scientifique donné à ce type de clonage, transmettrait pour l'essentiel un patrimoine génétique humain à l'embryon créé, puisque l'ADN du noyau de l'ovule de lapine serait remplacé par des chromosomes humains. Les mitochondries, centrales à énergie des cellules de l'embryon, seraient cependant d'origine animale.

 

 

La création de tels hybrides ou "embryons inter-espèces" est soumise à autorisation préalable pour des équipes dont les objectifs de recherche le justifient, selon la loi britannique. En évoquant hybrides ou chimères, note l'Autorité britannique pour la fertilité humaine et l'embryologie (HFEA), la plupart des gens "imaginent des sortes de monstres mi-homme, mi-animal, comme le Minotaure".

 

 

En réalité, les mules figurent parmi les hybrides interespèces les plus connus, ajoute la HFEA qui avait lancé en avril une consultation publique sur cette question controversée.

 

 

Créer une chimère, ce serait par exemple insérer des cellules d'origine animale dans un embryon humain, explique la HFEA dans un document définissant chaque terme et les problèmes posés.

 

 

L'utilisation d'ovocyte d'origine animale à la place d'ovocytes humains, lors du clonage par transfert nucléaire, donnerait des embryons ayant moins de 1% d'ADN d'origine animale, celui des mitochondries, précise encore la HFEA. L'équipe du professeur Sheng Huizen (Université de Shanghai) a affirmé avoir créé plus de 100 embryons grâce à des ovules de lapines et l'ADN de cellules de peau humaine, ayant survécu quelques jours jusqu'au stade de blastocystes.

 

 

Ces travaux publiés en 2004, dans la revue Cell Research, manquaient toutefois de détail, selon de nombreux experts.

 

 

Pour vérifier si le sperme de l'homme est fertile il est déjà permis de l'insérer dans un ovule de hamster, à condition de le détruire dès que l'embryon issu de l'œuf fécondé compte deux cellules, rappelle la loi britannique. En France, "le test consiste à mettre les spermatozoïdes dans des ovules de vipère", explique le gynécologue René Frydman, un des "pères" du premier bébé-éprouvette français. (…) » 26 mai 2007 (AFP)

 

 

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Publié dans Chimères

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