La pression de la politique de l'Union Européenne en matière de liberté d'instruction, davortement pour les nations pauvres et de liberté d'expression
Une quarantaine de familles chrétiennes sont actuellement mises en difficulté par l'État allemand parce qu'elles préfèrent instruire elles-mêmes leurs enfants : elles subissent des amendes et le kidnapping de leurs enfants par l'État.
Une famille s'est pourvue en appel auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui, dans la décision Konrad vs Allemagne de septembre 2006 a donné raison à l'État allemand en déclarant que « les parents ne peuvent pas refuser le droit à l'éducation d'un enfant sur la base de leurs convictions » et en prétendant que ce droit à l'éducation « par sa nature même dépend de la réglementation de l'État ».
Cette malencontreuse décision de justice européenne conforte donc l'État allemand dans sa tyrannie et force ces familles à chercher un asile hors d'Allemagne. Elle représente aussi un danger pour les autres pays où la liberté d'enseignement est toujours fragile.
Ainsi un rapport d'une commission d'enquête parlementaire relative à l'influence des "mouvements à caractère sectaire" et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs a été rendu le 19 décembre 2006. S'appuyant sur un seul cas particulier (Tabitha's Place), la commission proposait des mesures qui portent atteinte à la liberté de choix et à la liberté pédagogique de toutes les familles qui instruisent leurs enfants à domicile, en proposant de soumettre le choix de l'instruction en famille à l'autorisation de l'inspecteur d'académie, les raisons de ce choix pouvant se justifier « dans l'hypothèse de la maladie, d'un handicap de l'enfant, d'un déplacement de la famille et de tout autre motif réel et sérieux des parents ». La commission préconisait en outre d'imposer aux familles une inscription dans un établissement à distance public ou privé reconnu par l'État.
Cela s'est traduit par deux amendements d'une loi sur la "Protection de l'Enfance" proposés par Georges Fenech (UMP) et Philippe Vuilque (PS), qui ont heureusement échoué le 10 janvier dernier, grâce notamment à l'action du CLI (Collectif pour la Liberté d'Instruction)1.
Le parlement du Nicaragua sous la pression des grands "démocrates" européens.
Le 26 octobre 2006, le Nicaragua a voté à l'unanimité une loi interdisant l'avortement. Mais avant le vote de cette loi pro-vie, l'Union Européenne a exercé des pressions pour arrêter la procédure parlementaire. Ces pressions sont illégales, car l'UE outrepasse ses prérogatives, c'est pourquoi elle nie lorsqu'elle est accusée. Il reste cependant des traces comme cette lettre2 reçue par le président de l'Assemblée Nationale du Nicaragua, Eduardo Gomez, envoyée par un groupe d'ambassadeurs de "pays donateurs" (dont l'UE représentée par Francesca Mosca) qui demande que les restrictions à l'avortement soient assouplies. Parmi les signataires, on retrouve bien entendu les vieux pays socialo-eugénistes (Suède, Finlande, Canada, Norvège, Pays Bas, Danemark) et les agences de l'ONU (OMS, UNICEF, PNUD, FNUAP, FAO). Pour que tout le monde comprenne, Mme Mosca précisa à la presse locale qu'en réalité les pays développés menaçaient le Nicaragua de bloquer l'aide financière au développement s'il ne décriminalisait pas l'avortement. Le 27 octobre, un autre gnome du Secrétariat Général du Conseil des Ministres de l'UE menaça par fax l'ambassadeur du Nicaragua à l'UE à Bruxelles : son pays serait désormais isolé de toutes les négociations internationales bilatérales à cause de la nouvelle loi pro-vie.
Le Ministre Fédéral allemand pour la coopération économique et le dévelopment, Mme Heidemarie Wieczorek-Zeul, qui représente les affaires étrangères au Conseil des Ministres de l'UE, a aussi ouvertement et officiellement menacé le Nicaragua : "La communauté internationale des pays donateurs a clairement exprimé au président Ortega qu'il y aurait des conséquences immédiates en termes de coopération au développement, si cette législation nationale n'était pas abrogée."
Le Parlement Européen a voté le 25 avril 2007 une résolution3 condamnant la Pologne pour une prétendue "homophobie" qui résulterait de "déclarations d'incitation à la haine" imputées au Premier Ministre polonais et à son Ministre de l'Instruction. De quoi s'agit-il en fait ?
Ils ont dit que “promouvoir un style de vie homosexuel auprès des jeunes à l'école comme alternative à une vie normale va trop loin, et que ce genre d'initiatives doivent être stoppées dans les écoles.” Le Parlement européen prétend que ce point de vue et que la législation correspondante seraient une violation des lois Européennes sur les droits de l'homme, ce qui est tout simplement faux.
1. Voir http://www.lesenfantsdabord.org/articles.php?lng=fr&pg=458
2. Voir http://www.lifesite.net/ldn/2007_docs/UNEuCanadalettertoNicaragua.pdf
3.Voir http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?Type=TA&Reference=P6-TA-2007-0167&language=FR