Belgique : 2 % des enfants belges ont été aidés à la conception. D’ici 20 ans, ça pourrait être 10 %.

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Selon le journal belge Le soir, 2% des enfants nés en Belgique sont issus d'une assistance médicale à la procréation (PMA). Ce taux devrait monter à 10% d'ici 15 à 20 ans.

A l'heure actuelle, 1 couple sur 6 demanderait à avoir recours à une PMA, contre 7 sur 100 en 1993. Ces données doivent tenir compte des nombreuses demandes venant des pays voisins.

"Ce qui explique cette évolution, c'est avant tout l'évolution de la société. Les femmes ont des enfants de plus en plus tard", explique le Dr Autin, responsable de la PMA au CHU Saint Pierre à Bruxelles.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. levif.be 23/01/08

 

2 % des enfants belges ont été aidés à la conception. D’ici 20 ans, ça pourrait être 10 %.
De plus en plus, le désir d’enfants prend des allures de véritable parcours du combattant. Et quel combat ! Pour les futurs parents souffrant de problèmes d’infertilité, le passage par la PMA, ou procréation médicalement assistée, est loin d’être une partie de plaisir : prélèvements, stimulations ovariennes, insémination intra-utérine, fécondation in vitro… « Nous mettons tout en œuvre pour rendre les passages par l’hôpital le plus “sympathique” possible » explique le Dr Autin, responsable du service de PMA au CHU Saint-Pierre (Bruxelles). Cela n’est pas une sinécure.

L’évolution dans ce domaine est loin d’être négligeable. « Depuis les années 1990, nous remarquons une augmentation claire du nombre de couples qui font appel à nos services pour procréer », indique le Dr Vandekerckhove (Hôpital Saint-Jean, Bruges). « Et actuellement, nous estimons que 2 % des enfants nés en Belgique ont été aidés à la conception », précise le Dr Petra De Sutter, du Centre de la fertilité de l’hôpital universitaire de Gand. « Une tendance qui s’accentue et qui pourrait passer à 10 % des naissances d’ici 15 à 20 ans », estime-t-elle.

Le nombre total de demandes enregistrées par les hôpitaux belges laisse penser qu’un couple sur six demande à l’heure actuelle une assistance médicale pour concevoir un enfant. Alors qu’en 1993, seuls sept couples sur… cent effectuaient cette démarche. Un bémol, quand même : les chiffres globaux reprennent le nombre de demandes enregistrées chez nous, par des couples belges mais aussi étrangers. Or, certains centres belges accueillent nombre de couples (en particulier homosexuels) venus de pays voisins.

Evolution de la société

Reste que les demandes sont clairement en augmentation, dans notre pays aussi. Certes, la médecine reproductive a fait des progrès. « Mais ce qui explique cette évolution, c’est avant tout l’évolution de la société. Les femmes ont des enfants de plus en plus tard », détaille le Dr Autin. Pourtant, au-delà de 30 ans, la fécondité diminue. Avec les années, le risque de fausses couches augmente. Certains facteurs aujourd’hui bien connus comme l’obésité, même légère (Index de masse corporelle de 26) augmentent le risque d’infertilité de 50 %. Et il en va de même pour le tabagisme : la plupart des femmes qui fument parviennent à être enceintes mais après un délai plus long. Et lors d’une fécondation in vitro, les chances de réussite sont réduites de moitié en cas de tabagisme.

Conclusion des experts réunis ce mardi : place à la prévention systématique. « Il ne faut pas attendre trop longtemps avant de faire des enfants et ne pas hésiter à adopter un style de vie plus sain. Les messages de santé publique sur le tabagisme oublient trop volontiers l’impact de cette habitude sur la reproduction. Et pour le surpoids, perdre quelques kilos au passage suffit souvent à rétablir chez la femme une ovulation normale », conclut Candice Autin.

Le Soir Janvier 2008

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Publié dans PMA - Belgique

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