Belgique : Mons a aujourd’hui sa propre clinique de fertilité: Ambroise Paré rime avec fertilité
La région de Mons-Borinage et du Centre peut se vanter de disposer de services médicaux souvent de très haute qualité mais malgré tout, elle ne possède pas encore toutes les spécialisations. A Ambroise Paré, avec ses moyens, on tente de satisfaire au maximum la demande, tout en conservant un maximum de proximité puisque c'est sa vocation.
Incubateur à acquérir
Et les gestionnaires de l'hôpital doivent faire face à une évolution de société. Si sept couples sur cent qui se présentaient en gynécologie avaient besoin d'une assistance il y a quinze ans, le chiffre monte aujourd'hui à 16 ou 17 pc. D'où l'utilité d'avoir sa propre clinique de fertilité, ce que les Montois n'avaient pas jusqu'ici. C'est chose faite. On n'est pas parti de rien puisque cela fait justement quinze ans que le centre hospitalier montois entretient des relations privilégiées avec Erasme et le professeur Englert plus précisément. Le service s'est développé petit à petit pour finalement obtenir l'agrément.
Ce qui lui permet concrètement de satisfaire à toutes les étapes de la fécondation in vitro, exception faite de l'implantation des embryons. La création de ce service n'aura pas nécessité de gros moyens financiers puisque le bureau d'accueil et le labo ont coûté environ 17000 euros et qu'il restera à acquérir un incubateur spécifique.
C'est plutôt sur le plan humain qu'il a fallu faire des efforts mais l'équipe montoise est prête à se couper en quatre pour accompagner au mieux les futurs parents disposés à recourir aux techniques médicales pour faire face à leur impossibilité de procréer. La semaine dernière le ministre régional de la santé Didier Donfut a pris beaucoup de plaisir à inaugurer la clinique de fertilité dans un établissement qu'il connaît particulièrement bien. Un établissement qui a rappelé, comme à chaque visite ministérielle, le chemin accompli depuis les mesures de restructuration entreprises il y a quelques années.
Et il est vrai que ces derniers temps, au gré des changements dans les cabinets, on entend souvent le même discours...