Belgique : comment rendre la PMA plus agréable ?
Mis en ligne le 23/01/2008
Des nouvelles techniques de même qu'un accompagnement personnalisé augmentent les chances de succès de la fécondation in vitro.
Pour un couple, le recours à la procréation médicalement assistée (PMA) va inévitablement perturber sa vie privée et professionnelle, explique le Dr Candice Autin, responsable du service de procréation médicalement assistée au Centre hospitalier universitaire St-Pierre à Bruxelles, les traitements vont nécessiter une grande disponibilité de sa part et vont le plus souvent être vécus comme une atteinte à son intimité. Il est actuellement possible, par un certain nombre de mesures relativement simples, d'essayer de rendre cette prise en charge plus "agréable" pour le couple sans modifier l'efficacité des traitements ."
Alors, comment rendre la PMA plus sympathique ? Tout commence avec l'accueil des patients, selon la spécialiste. Le secrétariat joue un rôle primordial que ce soit lors de la prise de rendez-vous, sachant que le premier contact est très important, ou au niveau de l'orientation correcte des patients dès le début. "Il est nécessaire d'avoir un secrétariat spécialisé en PMA afin qu'il puisse donner les informations adéquates et prendre des rendez-vous appropriés", estime le Dr Autin.
Au même titre que les nouvelles formes de médicaments de soutien - comme les stylos à injection pré-remplis pour la stimulation hormonale -, une prise en charge personnalisée augmente les chances de succès d'une FIV. "Depuis quelques années déjà, les centres de fertilité mettent tout en oeuvre pour optimaliser la prise en charge et l'accompagnement des couples, poursuit la spécialiste, de nouvelles techniques et un accompagnement personnalisé permettent une atteinte minimale à la vie personnelle et professionnelle du couple. L'accompagnement ne se cible plus uniquement sur l'assistance médicale, mais aussi sur le conseil en matière de mode de vie (qui augmente les chances de réussite) et sur le soutien psychosocial avant, pendant et après les interventions."
Lors de la consultation, on veille ainsi à un effort de personnalisation, à consacrer un temps d'écoute approprié, à diffuser un discours cohérent et à éviter les messages contradictoires. Au besoin, le médecin dirigera le couple vers d'autres supports d'information (livres, sites internet, brochures...) Il s'agit de soutenir le couple dans son "aventure" tout en restant réaliste. On lui proposera un soutien psychologique, voire la possibilité d'aide sociale.
"Il faut toujours rester attentif au sentiment de culpabilité, d'impuissance des conjoints, souligne encore le Dr Autin, et veiller aux termes utilisés."