Belgique : "Action pour la famille" mobilise contre la gestation pour autrui

Publié le par cb

 

 

Depuis plusieurs législatures, le dossier du recours aux mères porteuses et à la maternité de substitution revient de manière récurrente. L'on a dénombré jusqu'à cinq propositions de loi qui vont d'un encadrement strict à une interdiction absolue d'y recourir. La question va revenir à l'avant-plan au Sénat. C'est pourquoi, partant du principe qu'il vaut mieux prévenir que guérir, "Action pour la famille", cette association pluraliste et citoyenne qui était montée au créneau contre l'adoption par les couples homosexuels et contre les dérives de la procréation médicalement assistée s'efforce de remobiliser l'opinion publique.

 

Appuis politico-religieux

Mouvement apolitique et neutre sur le plan confessionnel, il a pu compter sur l'appui d'élus MR, CDH, CD&V et CDF et s'appuyer sur le patronage des grands courants religieux dans ses précédents combats. Précisons qu'"Action pour la famille" n'a aucun lien avec le collectif "Papa, maman et moi" proche de la mouvance d'extrême droite.

La position d'"Action pour la famille" est claire : Michel Ghins et ses amis veulent interdire toute gestation pour autrui. Pas question donc de contrat ou de convention légale de quelque type que ce soit. " Nous sommes loin d'être insensibles à la souffrance des couples qui désirent avoir un enfant et la médecine actuelle permet de résoudre la majorité des cas de stérilité" mais "il n'existe pas de droit à l'enfant. Il faut en premier lieu tenir compte de son bien-être et aussi des fem mes qui accepteraient de porter un enfant pour s'en séparer à la naissance. D'un point de vue juridique l'autorisation de la gestation pour autrui - même dans des conditions très strictes - va à l'encontre de principes fondamentaux de notre droit. Juridiquement, la mère est la personne qui donne naissance à l'enfant."

Pour "Action pour la famille", "une convention de gestation pour autrui mettrait en question le droit de la mère à déterminer la filiation de son enfant. De plus, le corps humain est indisponible et ne peut faire l'objet d'un contrat. Ce principe s'applique à l'enfant à naître comme à celui déjà né qui serait, en vertu d'une convention, destiné à être cédé à autrui par sa mère" .

"Action pour la famille" redoute aussi l'instrumentalisation du corps de la femme, uniquement considéré comme un moyen de combler le désir d'un enfant. "Même si la loi interdisait toute rémunération et toute forme de commercialisation, comment s'assurer du respect de la loi ? Comment éviter dans les faits que des femmes de milieux moins favorisés ne soient utilisées comme mères porteuses ? Enfin, s'y ajoutent les risques physiques et médicaux inhérents à une fécondation in vitro et à toute grossesse."

L'association évoque, enfin, les risques pour l'enfant, notamment sur le plan psychologique. Là encore, dit-elle, "les dommages peuvent s'avérer catastrophiques" . www.lalibre.be Mis en ligne le 26/02/2008

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Publié dans Mère porteuse

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