France : paternité imposée ? Un père en appelle au préjudice… d’avoir un enfant.

Publié le par cb

« Les joies de la chair réservent parfois des surprises. Pour la première fois, semble-t-il, la Cour de cassation va se pencher, le 27 juin, sur un sujet d'époque: un père contraint de reconnaître une paternité qu'il juge forcée peut-il se retourner contre la mère de l'enfant et porter plainte pour le préjudice qu'il a subi? 

 

Thierry X, certes, ne pense pas que la naissance d'un enfant, en soi, constitue un préjudice. «Ce sont les conditions de cette paternité, imposée par la ruse, affirme-t-il, qui constituent un dommage pour lequel j'ai porté plainte.» Cet homme, au train de vie cossu, a fait la connaissance de la jeune femme en répondant à une annonce de la Centrale des particuliers. Ils ont «concrétisé» dès leur première soirée. Elle dit qu'ils se sont revus pendant un mois, ce qu'il conteste. il a eu en revanche le sentiment, a posteriori, d'avoir été choisi pour son aisance financière. Elle l'a prévenu de sa grossesse au moment de la naissance de l'enfant et a intenté une action en paternité. Il a refusé de se plier au test génétique: «Je n'ai jamais formé le projet d'avoir un enfant, elle m'avait dit qu'elle prenait un contraceptif, et je ne veux pas savoir si cet enfant est le mien.»  

 

Une mère peut se soustraire à la maternité. Un père, lui, ne peut pas éviter une paternité. En droit, quand il refuse de se soumettre au test ADN, il est désigné juridiquement comme le père. Et condamné à verser une pension alimentaire. Ce qui fut fait. Mais Thierry X se bat pour le principe, au nom de la liberté individuelle, et du droit pour un homme de ne pas se faire piéger.  

 

Dans un arrêt du 21 mars 2006, la cour d'appel a refusé de reconnaître la faute de la femme et de la condamner. Que dira la cour de cassation? » 19 Juin 2007 (Marianne)  

 

Avis de l’ADV (Allaince pour les droits de la Vie) Comme souvent avec Marianne, l’information est à double tranchant. Le père apparait comme un drôle de macho qui ne souhaite pas endosser la conséquence de ses actes sexuels, mais la mère pourrait bien, elle aussi, apparaître comme une manipulatrice. La dissociation entre sexualité et procréation est implicitement mise en accusation. On se rend aussi compte que le féminisme idéologique, à force d’exclure l’homme, le rend irresponsable.

 

 

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Publié dans Grossesse

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